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Esport, entre “branding” et “compétition”

Comme dirait l’autre, les temps ont changés. Avec l’arrêt des compétitions, les promoteurs, écuries, constructeurs et surtout sponsors, veulent rentabiliser et réduire au maximum les dégâts d’une année sans courses.

Ceci a créé l’engouement qu’on voit actuellement pour les sports électroniques. Tout ces championnats qui se tournent vers le virtuel pour permettre à leurs sponsors un niveau de visibilité décent pour valider les contrats et les engagements en cours.

Par contre, les pilotes n’ont pas la même perspective sur la situation. La plupart d’eux prennent ces compétitions pour ce qu’ils sont vraiment, du jeu en ligne. Pour s’amuser et partager un bon moment avec les fans.

Un pilote connaît les vrais engagements de se mettre derrière le volant et se lancer sur les circuits. C’est un métier à risques, gonflé d’adrénaline.

On ne peut pas demandé à une personne qui a toute une carrière dans le sport auto de changer d’attitude derrière un écran et des pédales en plastiques. Il est quasiment impossible de lui demander de trouver de la compétition dedans.

Du coté des spectateurs, les avis divergent. Entre les fans d’un certain âge qui ne jurent que par le bitume et l’odeur du huile et des plaquettes de freins surchauffés. Ceux-là ne peuvent même pas envisager de voir une telle “course”. Surtout quand la caméra montre le pilote plein sourire assis dans son salon.

D’un autre point de vue, les jeunes passionnés ont grandi avec ce type de compétition. Même virtuelle, elle reste la chose la plus proche de la réalité et leur a permit de ressentir ce qu’un pilote vit dans son bolide.

le réel touché par le virtuel

Les conséquences de ce décalage entre les différents acteurs du sport a fait des dégâts. En Nascar, Kyle Larson a perdu son baquet et Bubba Wallace a perdu son sponsor.

En Indycar, Simon Pagenaud, vainqueur du Indy 500, s’est vu remettre en question son talent et son intégrité sportive – Les gens oublient rapidement la belle bataille mené cote à cote avec Alexander Rossi, ce dernier s’exprimant à la fin de la course qu’il a adoré bataillé avec le français parce qu’il y avait un “facteur de confiance” entre les deux.

Et dernièrement, le cas de Daniel Abt sanctionné par Audi. Le pilote allemand a échangé son volant virtuel avec un pilote professionnel pour jouer à sa place.

Plusieurs pilotes commencent à se retirer des courses virtuelles comme Felix Da Costa, James Calado ou Nick Catsburg qui ne veulent pas risquer leurs volants réels à cause d’un jeu.

partage et respect

Une première victoire sur GT Sport en ligne est toujours un bon souvenir pour un fan de sports mécaniques mais imaginez-vous le ressenti d’un vrai pilote qui écoute un fan lui raconté cette course comme une vraie.

Le décalage est énorme en terme de compréhension et visualisation de l’expérience. Ceci nécessite l’implication des supports médiatiques des promoteurs des championnats, qui d’un coté doivent initier les pilotes à la discipline et les aider à communiquer clairement avec les fans et d’un autre coté, créer un environnement adéquat pour ce changement.

C’est le cœur même du sujet et le meilleur exemple est celui du Supercars Australia. Ce promoteur a réussi à créer un excellent environnement pour les fans tout en gardant un esprit joyeux autour des événements.

Les pilotes sont là, jouent sérieusement mais à la fin des courses les commentateurs et les pilotes sont à l’aise et prennent les résultats avec légèreté et offrent le ressenti que c’était un moment de partage.

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