Le Rallye de España est le seul véritable événement à surface mixte du calendrier. Il a été organisé pour la première fois en 1957 sous le nom de Rally Catalunya.

Vendredi à la province de Tarragone sera une journée très compliquée pour les équipages. La plus long et sans doute la plus difficile de l’événement, constituée de deux boucles de trois étapes avec les 38,85 km de La Fatarella-Vilalba, qui, avec son mélange de sections de gravier et d’asphalte, pousseront à bout les pilotes et les pneus.

Avec une première journée terre et la problématique d’ouvrir ou pas la route, on peut perdre beaucoup de temps, quinze, vingt ou même trente secondes, qu’on ne pourra jamais rattraper ensuite sur l’asphalte car les écarts y sont beaucoup plus faibles. On se bat à coup de dixièmes sur le bitume quand c’est à coup de secondes sur terre. C’est là où les pilotes vont jouer gros et sortir leurs meilleures cartes pour aller chercher des secondes et des points et assurer le reste du week-end.

Le reste du week-end sera sur l’asphalte avec deux passes dans le célèbre El Montmell le samedi et la Power Stage à La Mussara le dimanche.

Le concept de la mixité est toujours sympa. Le public peut voir les mécanos s’activer pendant une heure et quart et passer la voiture de la configuration terre à celle asphalte. C’est impressionnant et cela met en valeur le travail de l’équipe.