Une journée cassante pour les équipages du WRC, des affichages électroniques qui s’éteignent, des capteurs qui lâchent et surtout des crevaisons, mais la surprise de la journée reste Lappi qui ressort en haut du classement. Un leader imprévu pour un rallye qui ne se gagne pas par la vitesse.

Esapekka a su tirer son épingle des pièges de Marmaris en esquivant les pierres éparpillées tout le long des six spéciales de la première journée en gardant son calme et un œil sur les chronos des rivaux.

Une autre prouesse est celle de Sébastien Ogier, qui réussit à finir la journée en deuxième place avec une position de départ très difficile. La Citroën a bien encaissé avec des séquelles qu’on pouvait voir au parc fermé en fin de journée, mais elle a tenu bon et a ramené le français à bon port.

Neuville a toujours des débuts de rallye mitigé. La Hyundai n’était pas au point sur la première boucle et Thierry avait du mal à la contrôler mais avec le deuxième passage, la I20 était bien plus performante et l’écurie a relayé des informations cruciales au belge qui lui permit de gagner du temps sur la dernière spéciale de la journée où la pluie a fait son apparition.

Le malheureux de la journée reste Tänak qui, avec une crevaison juste au début de la dernière spéciale, se retrouve en huitième position et plus d’une minute et demi de retard.

Pour Samedi, il est très simple de prédire que les deux prétendants au titre, Thierry et Sébastien, vont dévorer Lappi. A dix-sept secondes d’écart, ils peuvent facilement la remonter au cours de la journée mais à quel prix ? Le risque est élevé et Tänak est en position vulnérable où il risque de perdre des points.

Tout ceci permet à Esapekka de fraichement prendre son petit déjeuner avant de se lancer demain sachant que ses rivaux directes du rallye ne pensent pas vraiment à lui mais un Estonien huit positions derrière.

Si Lappi garde la tête sur les épaules demain, il peut bien remporter l’épreuve de Marmaris.