Qui aurait cru que la solution à la devinette serait Sébastien Ogier ?! Avec tout ce qui s’est passé ce week-end, à trois étapes de la fin, le championnat est complètement relancé.

Les malheurs de Tänak n’ont pas fini de le frapper, avec un ECU défectueux qui le fait sortir du rallye après maintes tentatives de relancer la Yaris entre deux spéciales. Mais l’estonien ne lâche rien. Il revient dimanche pour remporter le Power Stage pour sécuriser un maximum de points. Il s’est quasiment baladé toute la matinée pour préserver ses gommes pour la fin.

Celui qui n’a pas profité de l’opportunité, c’est Thierry Neuville. Faute de poussière, il dépose la Hyundai sur le côté dans un virage assez lent. Avec une telle erreur, il se retrouve huitième au classement et un écart ne lui laissant aucune chance de podium.

Vouloir remonter sur Ogier est une chose, ne pas voir les points à récupérer sur Tänak en est une autre. On a bien vu cette clairvoyance chez Ogier dans le Power Stage où il n’a pas cherché à tout avoir, quitte à tout perdre. Là où le belge repart avec huit maigres points, quatre au rallye et quatre au Power Stage.

Ce qui nous laisse avec Sébastien qui a parfaitement géré ces trois jours en Turquie. Ogier avait l’esprit clair, il ne pensé pas à ses rivaux, seulement à sa C3, ses pneus et ses chronos. Avec les interviews après les différentes spéciales, Sébastien parlait de temps, de durée de vie de pneus, de traces claires à suivre. Il ne soucié même pas de son coéquipier. Sébastien sait faire la part des choses et canaliser son énergie et sa concentration sur les choses qui comptent et c’est pour ça qu’il a remporté l’épreuve de Marmaris.

Par contre l’histoire du week-end et bien celle de son coéquipier, Esapekka Lappi. Le surpris leader du vendredi, qui roulait tranquille et ne pensait même pas se retrouver en haut du classement.

Quelques erreurs samedi et dimanche permettent au français de passer devant mais Lappi avait assez d’avantage pour sécuriser sa deuxième position, qui sonne comme une victoire pour lui et surtout, si l’année continue comme ça, une nouvelle signature chez Citroën.

Après la Turquie, le championnat est complètement relancé avec nos trois protagonistes réunis en trente points d’écart.

Toyota doit s’inquiéter, vu ce que peut faire Citroën sur le gravier. Ce qui reste du championnat est quasiment deux rallye et demi sur cette surface (La moitié qui reste est l’asphalte de la Catalogne). Si Citroën maîtrise le gravier et offre une telle C3 à Ogier. Tänak aura un redoutable adversaire pour les rallyes à venir.